Les Mutins

Drame en quatre actes (1967). Inédit. Le manuscrit de Jean Brune s’arrête au milieu du dernier acte lorsque Don Saturnino est traduit devant le Tribunal Militaire...

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Le mutin Don Saturnino et l’abandon des Harkis
En 1898, la garnison espagnole de Baler aux Philippines (île de Luzón) résiste héroïquement à l’assaut des troupes du révolutionnaire Villacorta. Lorsque l’État-major espagnol décide d’abandonner la colonie, le jeune lieutenant Don Saturnino refuse de se replier au nom de l’honneur et de la patrie. Le Colonel Don Cristóbal tente de le rappeler à l’ordre. Mais Don Saturnino, sûr d’avoir raison, refuse tout compromis qui ne serait que compromission. II n’est pas prêt à livrer ses camarades philippins, ces « Harkis » avant la lettre, à l’ennemi.

Le putsch d’Alger en 1961
La transposition saute aux yeux : le drame de Don Saturnino et de ses camarades aux Philippines c’est celui que vécurent tant d’officiers français en Algérie face à la politique de l’abandon du général de Gaulle. En avril 1961, le putsch des généraux Challe, Jouhaud, Zeller et Salan échoue. S’ensuivent la recrudescence du terrorisme, une guerre civile impitoyable, les honteux accords d’Evian, la fusillade de la rue d’Isly, le calvaire des Français d’Algérie, le massacre de dizaines de milliers d’anciens harkis...

Le drame de l’Armée française en Algérie
Après Cette haine qui ressemble à l’amour, grande fresque romanesque sur la guerre d’Algérie publiée en 1961, Jean Brune choisit, en 1967, le genre dramatique pour illustrer le déchirement atroce de l’Armée française devant les décisions inattendues du pouvoir politique et de l’Etat-major. Dans les Mutins, il est question d’honneur et de devoir, de rêve et d’idéalisme dans cet ordre laïc que représente l’Armée. Et surtout d’un amour sincère qui n’a pas peur du pathétique : Don Saturnino, ce moine-soldat, éprouve une égale tendresse pour l’Espagne, pour son épouse Isabelle et pour ses frères d’armes, espagnols et philippins.

Une pièce inachevée
Le manuscrit de Jean Brune s’arrête au milieu du dernier acte lorsque Don Saturnino est traduit devant le Tribunal Militaire. C’est la tête haute qu’il se présente devant ses "juges". qu’il assume sa responsabilité et qu’il entame sa défense avec l’appui du Padre Gómez Carreño.
Libre donc au lecteur de peser les arguments, de juger par lui-même, et de choisir sa propre fin...

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Jean Brune
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