La guerre de Troie commence demain

Tragi-comédie ou pochade, peut se demander le lecteur selon qu’il incline vers le sérieux, aéré d’un clin d’œil, ou vers la légèreté d’écriture. Brune a choisi « divertissement ».

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Ce titre claque déjà comme les ironiques prémices d’une joute lancée contre Jean Giraudoux. Tragi-comédie ou pochade, peut se demander le lecteur selon qu’il incline vers le sérieux, aéré d’un clin d’œil, ou vers la légèreté d’écriture. Brune a choisi « divertissement ».

 

Agamemnon: Nous souhaitons savoir si Paris t’a enlevée, Hélène.

Hélène: Il m’était difficile de partir seule, à la nage, jusqu’à la côte d’Asie.

Agamemnon: Certes !... Mais Paris t’a-t-il emmenée de vive force, après une courte lutte et malgré tes protestations, tes cris ? N’as-tu pas appelé Ménélas au secours ?

Hélène: Non. J’ai préféré ne pas le déranger.

Agamemnon: Une femme qu’on enlève ne dérange pas son mari si elle l’appelle.

Hélène: Les amoureux n’ont pas besoin qu’on les alerte pour deviner qu’une fille les quitte, Agamemnon. II n’en est pas toujours de même des maris. Ils sont volontiers distraits. Ils ne s’aperçoivent jamais du départ de leur épouse et ne l’apprennent en général que de la rumeur populaire quand elle devient assourdissante.

Agamemnon: Ainsi Ménélas n’a rien vu ?

Hélène: Non ! Il guettait le rayon vert.

Agamemnon: Et tu affirmes que Paris ne t’a pas fait violence. Il n’a pas déchiré tes vêtements, par exemple ?

Hélène: Non ! J’étais nue.

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Jean Brune
Edition Atlantis

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